Parce que personne ne te dit que le "succès", c'est un ascenseur en pleine gueule de bois émotionnelle.
Tu vois, on parle souvent du “grand moment”.
Celui où la campagne explose, où les notifications défilent, où tu te dis “ oh bordel, les gens y croient vraiment”.
Et c’est vrai! J’ai pleuré, ri , stressé, bourrée la tronche au café ( oui, il est temps que j’arrête), rafraîchi la page ulule quinze fois à la minute.
Mais il y a un truc qu’on ne te dit pas.
Derrière les chiffres et statistiques, il y a les nuits blanches , les doutes, les plans B/C/D- parce que le plan précédent n’ a pas fonctionné. Les semaines de préparations, même si certaines idées sont restées au placard. Sans oublier cette petite voix qui te souffle : “ arrête tes conneries, tu ne le mérites pas vraiment”.
Cette saleté on la connaît tous, non ?
Alors cette “seconde confidence” , c’est ça : le succès, c’est chouette, c’est la fête et puis c’est terminé. Ce n’est qu’une étape. Ton rêve prend forme, mais il demande aussi une nouvelle version de toi : plus forte, plus lucide, mais toujours aussi paumée devant un mail de ton accompagnatrice ulule , pour t’avertir qu’à l’instant “T” ta campagne n’a que 50% de réussite.
Parce que, quand tu te lances dans un financement participatif , c’est pas juste pour le fun de se foutre une pression de taré. Mais parce qu’en vrai, tu n’as pas les moyens.
Et oui, mon p’tit colibri, faire naître un livre, c’est payer une correctrice, une graphiste, les impressions, des frais… Et si ça ne réussit pas… Bah, tu te retrouves dans la merde. Littéralement.
A devoir sortir des centaines ( et même 3 zéros) d’euros que tu n’as pas, pour honorer tes engagements. Alors quoi, on ne se lance pas? C’est ça?
Je crois qu’un moment donné, quand on a un projet qu’on souhaite concrétiser plus que tout, il faut se lancer. ( et puis c’est tout).
Alors ouais… Je peux hurler “ Putain je l’ai fait… On l’a fait”.
Le succès c’est pas glamour. C’est une énergie brut, sincère , parfois bancale.
Mais bordel, qu’est-ce que c’est beau de se dire qu’enfin… Ton projet existe. Parce qu’on a cru en toi, en ton histoire…
( Et la petite voix qui sabote n’ a qu’ à aller se faire cuire un œuf sur le Mont Everest.)
Avec ton mon chaos… Et ma gratitude,
Celia. J
ps : Pendant que j’écris ces lignes, Dear fucking diary est entre de bonnes mains. Les versions collector font leur petit bonhomme de chemin.
Je t’avoue que voir ce projet se concrétiser encore un peu plus, ça me fout les papillons dans le ventre et les larmichettes aux coins des paupières ( et beaucoup de stress évidement).
Bref, à très vite pour la suite. <3
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